"Dieu n'a pas voulu autre chose que la liberté"

C'est par ces mots du commandant Massoud que je vous accueille sur la version 2.0 de Mi@mondo. Ce site est principalement consacré à l'informatique libre (Linux et logiciels open source, langage Python)  mais également à d'autres sujets qui m'intéressent (politique, nature, bricolage...). Vous pourrez y trouver des documents utiles comme par exemple, un manuel d'une cinquantaine de pages qui détaille l'installation d'Archlinux.

Je vous souhaite une bonne visite et je vous remercie par avance pour vos commentaires.

 

New intro pic

 

Cybercarnet

  • folder_open Dans Philosophie & spiritualités
    Nonviolence

    L'ADN de la violence

    Par Le 27/10/2020

    Chapitre 2


    La violence est partout. Elle imprègne notre ADN et nous conditionne dès la naissance. La première respiration du nouveau-né est un cri de douleur. C’est le souffle de vie qui prend possession de ses petits poumons. Notre bagne planétaire accueille une nouvelle âme. La violence nous accompagne dès les premiers instants de notre existence. Rien ne lui résiste. Son pouvoir est tel, qu’elle n’a pas d’antonyme. Or, ce sont les mots qui façonnent une pensée ou un concept. Si l'antonyme de violence n'existe pas, comment définir ce que l’on appelle la non-violence?

    Eh bien justement! Elle est indéfinissable. Pourquoi? Parce que de la naissance jusqu'à la mort, la violence nous emprisonne. Elle nous interdit de porter un regard extérieur sur cette force mystérieuse, toute proche de Dieu, que l'humanité essaie en vain de définir sous le principe de non-violence.  Nous pourrions comparer cela à deux figures géométriques : la sphère et l’hypersphère. Nous sommes capables d’imaginer une sphère (par exemple notre planète ou un ballon de foot) et d’en définir la nature. Une sphère est une figure géométrique tridimensionnelle, dont la surface est constituée de tous les points situés à égale distance d’un point appelé centre. Mais pour ce qui est de notre univers, à quoi ressemble-t-il? Quelle est sa forme? Il est supposé être une hypersphère, c’est-à-dire une sphère qui possède plus de trois dimensions spatiales. Essayons d’imaginer à quoi peut ressembler une hypersphère… Malheureusement, même en overclockant nos neurones, nous n’y parviendrons pas, car nous ne sommes pas des observateurs extérieurs. Nous sommes prisonniers de cet univers, et par conséquent, nous ne pouvons pas matérialiser sa forme, dans notre esprit façonné en trois dimensions. Seul Dieu sait à quoi ressemble une hypersphère, et seul Dieu peut mettre un nom sur la force qui annihile la violence. Nous les humains, nous n’avons pas d’autre choix que d’accoler deux termes négatifs, non et violence. Mais malheureusement, il ne s’agit pas d’une opération arithmétique. Le résultat de deux mots négatifs que l’on additionne ne suffit pas à en faire un concept positif. 

    L’indéfinissable non-violence est un principe auquel je n’adhère pas car je n’en comprends pas la nature. Pour bien saisir toute l’absurdité de ce concept, je vous invite à imaginer une langue qui ne contiendrait que des mots négatifs. Pour exprimer quelque chose de positif, nous n’aurions pas d’autre choix que de dire par exemple:

    C’est une personne non méchante.

    Elle est non laide.

    Dans ces deux phrases, même si le jugement exprimé est censé être positif, ce sont des termes négatifs qui s’impriment dans notre conscience. Ils portent en eux les germes de la violence. Il ne faut donc pas s’étonner que la communication non-violente soit en situation d’échec partout dans le monde. Comment peut-on étudier et diffuser un concept s’il n’existe pas de mot pour le définir? La non-violence est censée être le refus du recours à la violence. Être non-violent, c’est être contre la violence. Mais être contre quelqu’un ou contre une opinion, c’est déjà un acte violent, tandis qu’«être pour», c’est forcément adhérer à une pensée, c’est s’investir dans un projet commun. C’est partager la même Weltanschauung. Le partage n’est jamais un acte de violence. C’est une démarche altruiste, un chemin qui me conduit vers cel(le) que je reconnais comme mon frère ou ma soeur en humanité. Conservons ces mots positifs dans une liste que nous complèterons au fil des chapitres : 
    [pour, adhérer, partage, altruiste, chemin, projet] 

    Je terminerai par cette citation attribuée à Anjezë Gonxhe Bojaxhiu:

    «On m’a souvent demandé pourquoi je ne participe pas à des manifestations contre la guerre. Je réponds que je n’y participerai jamais, mais qu’à chaque fois que l’on organisera un rassemblement pour la paix, je serai là.»
     
  • folder_open Dans Philosophie & spiritualités
    Utok2007

    L'ADN de la violence

    Par Le 25/10/2020

    Chapitre 1


    Samedi 24 octobre 2020 (3 brumaire 229)

    Image illustrant l'article : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Utok2007.jpg

    Lentement, la guerre civile prend possession de la France. Il me revient en tête une chanson de Pierre Bachelet intitulée Les jours heureux et qui figure sur l’album Les corons. On me l’avait offert avec un magnétophone, à l’occasion de ma profession de foi. C'était une autre époque. J’avais onze ans. Nous étions en 1983 et c’était ma première cassette. Voici le refrain:

      Ce sont nos jours heureux, mais en ouvrant les yeux,
      ils ont comme un drôle d’air d’avant la guerre…

    Quelle que soit la qualité littéraire du texte, on reconnaît une chanson réussie au fait qu’elle est intemporelle. Et ici, en l’occurrence, c’est le cas. Lorsque j’écoute ce titre, des images de mon enfance remontent à la surface… Des balançoires, des parties de billes, des rires, la Renault 14 tirant joyeusement sa remorque sur la route des vacances, le bruit de la craie sur le tableau, les lettres dessinées et alignées à la perfection par l’instituteur, avec de subtiles variations d’épaisseur qui rendait la langue française encore plus élégante…

     

    Jours heureux

     

    Ce sont les images d’un bonheur qui me semblait éternel. Les guerres appartenaient aux livres d’histoire. Elles étaient devenues bien inoffensives. Nous pouvions donc nous permettre d’y jouer, avec des pistolets à eau ou bien à rouleaux d’amorces, ceux-là même qu’on pouvait acheter à la kermesse des écoles pour quelques francs. C’était les cow-boys contre les indiens, les Français contre les Allemands. Nous nous écroulions sur le sol, blessés à mort, avant de ressusciter dans un grand éclat de rire et de partir à la poursuite de l’ennemi. Les filles ne jouaient pas avec nous. La guerre est une affaire d’hommes. Dans l’histoire de l’humanité, le nombre de batailles conduites par des générales est égal à zéro, tout comme le nombre de générales du reste…

    Aujourd’hui, les enfants aussi jouent à la guerre, mais au fond d’un canapé, avec dans les mains, une console de jeu qui leur permet de manipuler des armes d’un réalisme bluffant. Cela fait quarante-huit ans que je vis sur cette planète. et quel que soit son bord, jamais je n’ai entendu un homme politique proposer d’interdire la vente de jouets imitant les armes. Conditionner les garçons à la guerre fait consensus, de l’aile islamo-gauchiste jusqu’à l’extrême-droite. Et ça débute dès le premier âge. Il faut activer dans le cerveau des enfants, le gêne de la violence, et faire en sorte qu’il se répande dans leur ADN, car ce qui attend ces derniers, c’est la guerre en uniforme, ou bien la guerre par ordinateurs interposés au sein, non pas d’une compagnie de combat, mais d’une entreprise, dont le seul objectif sera de prendre à l’ennemi des parts de marché, c’est-à-dire de conquérir des territoires. N’oubliez jamais:

         Nous sommes en guerre.

    Cette phrase, je crois l’avoir entendue de la bouche de tous les présidents de la république, mais pas seulement. Mon ancien directeur industriel l’a prononcée avec les mêmes mots. Notre unité de production qui fabriquait un inoffensif produit de loisir, des bateaux de plaisance en l’occurrence, était en guerre.
    Nous sommes perpétuellement en guerre, comme dans 1984, le roman d’anticipation écrit par George Orwell. Et depuis la nuit des temps, cela reste une affaire d’hommes.

    Certes, les forces armées occidentales se sont féminisées mais il n’en reste pas moins vrai que la grande majorité des femmes, y compris celles qui portent l’uniforme, n’aiment pas la guerre. Pourquoi cette différence avec les hommes? Tout simplement parce que contrairement à ces derniers, elles portent la vie et la donnent dans la douleur. Dès lors, elles en connaisent le prix. Cet instinct de vie, on le retrouve dans toutes les cultures. Ils transcendent même les espèces. La femelle est nourricière tandis que le mâle est un chasseur. Il tue pour vivre et vit pour tuer.

    (À suivre...)

  • Nauru2

    Nous sommes tous des Nauruans

    Par Le 22/09/2020

    Avez-vous déjà entendu parler de l'île de Nauru. Ce tout petit pays qui compte à peine dix mille habitants, a obtenu son indépendance en 1968. C’est la plus petite république du monde. Très isolé, ce territoire de 21 km² (un peu plus petit que L’Île-d’Yeu!) est situé à quarante-deux kilomètres au sud de l’équateur. Dans les années 70-80, figurez-vous que c’était le deuxième pays le plus riche du monde rapporté au nombre d’habitants.

  • Pysimplegui

    PySimpleGUI

    Par Le 12/09/2020

     Bonjour,

    La semaine dernière, alors que j'étais plongé dans le code de mon environnement de bureau fait maison, je me suis demandé s'il existait des alternatives à l'interface graphique Tkinter. Une rapide recherche sur Internet m'a confirmé qu'il en existait plusieurs, plus ou moins difficiles et plus ou moins bien documentées. L'une d'entre elles a tout particulièrement retenu mon attention. Il s'agit de PySimpleGUI.

  • Labortablo 2

    Labortablo, mon environnement de bureau entièrement codé en Python

    Par Le 19/08/2020

    Bonjour,

    Le projet avance bien. Je vais mettre en ligne régulièrement des  vidéos pour vous faire part de l'avancée des travaux. Le code est ici.

expand_less