Miamondo "dieu n'a pas voulu autre chose que la liberté" (commandant massoud)
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Bonjour et bienvenue sur la version 2.0 du site Miamondo consacré principalement à la culture libre.

Vous y trouverez un peu de tout et n'importe quoi:

Et bien sûr, vous trouverez un cybercarnet (blog, si vous préférez) où je publie des articles sur des sujets divers et variés. Il se trouve juste en-dessous.

Je vous souhaite une bonne visite.

 

Cybercarnet

 

  • Die Gedanken sind frei (Elles sont libres les pensées)

    Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous une très belle chanson en allemand dont l'auteur et le compositeur sont inconnus. Elle mériterait de devenir l'hymne européen. En tout cas, c'est un hymne à la liberté de pensée, un chant pour tous ceux qui refusent de se prosterner devant le sinistre drapeau noir de l'obscurantisme.

    Cette chanson s'intitule : Die Gedanken sind frei (Elles sont libres les pensées). Je vous ai mis les paroles en allemand et en français. La photo qui illustre la musique montre Hans Scholl, Sophie Scholl et Christophe Probst, tous les trois membres du réseau de résistance allemand la Rose blanche et guillotinés par les nazis en 1943.

     

     

    Die Gedanken sind frei

    Die Gedanken sind frei, wer kann sie erraten,
    sie fliegen vorbei wie nächtliche Schatten.
    Kein Mensch kann sie wissen, kein Jäger erschießen
    Mit Pulver und Blei : Die Gedanken sind frei!

    Ich denke was ich will und was mich beglücket,
    doch alles in der Still', und wie es sich schicket.
    Mein Wunsch und Begehren kann niemand verwehren,
    es bleibet dabei: Die Gedanken sind frei!

    Und sperrt man mich ein im finsteren Kerker,
    das alles sind rein vergebliche Werke.
    Denn meine Gedanken zerreißen die Schranken
    und Mauern entzwei, die Gedanken sind frei!

    Drum will ich auf immer den Sorgen entsagen
    und will mich auch nimmer mit Grillen mehr plagen.
    Man kann ja im Herzen stets lachen und scherzen
    und denken dabei: Die Gedanken sind frei!

     

    Elles sont libres les pensées

    Elles sont libres, les pensées
    Personne ne peut les arrêter
    Car elles peuvent s’envoler
    Comme une ombre dans l’obscurité
    Personne ne peut les deviner
    Personne ne peut les traquer
    Rien ne peut les tuer :

    Elles sont libres, les pensées

    Je pense ce que je veux
    Et ce qui me rend heureux
    Mais tout ça en silence
    A ma convenance.
    Mon désir, ma volonté
    Personne ne peut les réfuter
    C’est ma réalité :

    Elles sont libres, les pensées

    Et si l’on me jetait
    Dans un cachot profond,
    Aucun mur épais
    Ne sera jamais mon horizon.
    Car toutes mes pensées
    Abattent les murs, elles sont les clés
    De ma réalité :

    Elles sont libres, les pensées.

     

    Rose blanche

  • Automatiser l'extinction et le redémarrage d'un ordinateur avec rtcwake

    Bonjour,

    Hier après-midi, en faisant mes courses, j'ai constaté que Linux Welt était en vente dans le kiosque à journaux de la modeste bourgade allemande où j'habite. Ach! Grosse Freude!

    En feuilletant ma revue gouik préférée et en plongeant mon nez dans les pages pour bien les sentir (j'aime bien l'odeur des livres ou des revues...), je suis tombé sur un article très intéressant qui traite de l'extinction et du redémarrage automatique d'un ordinateur grâce à l'outil rtcwake. J'ai donc envie de vous  montrer comment tout cela fonctionne. Nous ferons une mise en pratique en transformant votre compagnon préféré en radio-réveil pour débuter la journée tout en douceur.

    1. Démarrage : configuration actuelle de mon ordinateur
    2. Configurer l'autologin
    3. Configurer le lancement automatique de startx
    4. Configurer l'extinction et la mise en route automatique
    5. Configurer crontab
    6. Configurer son navigateur brave ou firefox pour un réveil musical tout en douceur
    7. Conclusion (systemd comme alternative?)

     

    1. Démarrage : configuration actuelle de mon ordinateur

    Cela fait plusieurs années que je n'utilise plus de gestionnaire de connexion graphique, tout simplement parce que je n'en vois pas l'utilité. Lorsque j'allume mon fidèle compagnon, c'est une console tty qui s'ouvre et qui m'invite à renseigner mon identifiant et mon mot de passe. Ensuite, il me suffit d'entrer la commande startx et je me retrouve sur mon bureau!

     

    2. Configurer l'autologin

    Nous allons donc d'abord commencer par configurer l'autologin.

     

    2.1. Avec un gestionnaire de connexion graphique, par exemple lightdm

    C'est relativement simple. Il vous suffit d'ouvrir ou de créer le fichier /etc/lightdm/lightdm.conf et d'y ajouter les lignes suivantes:

     

     

    [Seat:*]

    autologin-user=miamondo      # À remplacer par votre nom d'utilisateur

    autologin-user-timeout=0

     

     

     

    2.2. Sans gestionnaire de connexion graphique (ce qui est mon cas)

    Pour ne plus avoir besoin d'entrer vos identifiants dans la console tty, prière d'ouvrir le fichier /etc/systemd/logind.conf et de remplacer la ligne #NAutoVTs=6 par NAutoVTs=1. Puis, ouvrez un terminal et entrez la commande suivante :

     

     

    sudo systemctl edit getty@tty1

     

     

    Le fichier va s'ouvrir. Veuillez entrer ces lignes :

     

     

    ExecStart=

    ExecStart=-/sbin/agetty --autologin root --noclear %I 38400 linux

     

     

    Maintenant, il faut demander à systemd d'autoriser le service:

     

     

    sudo systemctl enable getty@tty1.service

     

     

    Rebootez. Normalement, l'autologin fonctionne mais en root! Entrez à nouveau cette commande:

     

     

    sudo systemctl edit getty@tty1

     

     

    Remplacez root par votre nom d'utilisateur.

     

     

    [service]

    ExecStart=

    ExecStart=-/sbin/agetty --autologin miamondo --noclear %I 38400 linux

     

     

    Rebootez. Si tout va bien, vous allez vous rendre compte que l'autologin est opérationnel. Mais ce n'est pas terminé puisque vous êtes encore obligés de démarrer la session X à la main, avec la commande startx.

     

    3. Configurer le lancement automatique de startx

    La procédure que je vous décris dans ce paragraphe ne s'applique que dans le cas où vous n'avez pas de gestionnaire de connexion graphique.

    Pour que la session X se lance automatiquement, veuillez rajouter ces lignes à la fin du fichier /etc/profile ou à la fin du fichier ~/bash_profile :

     

     

    if [[ -z $DISPLAY && $XDG_VTNR -eq 1 ]]
    then
        exec startx
    fi

     

     

    Rebootez. Si tout va bien, cette fois-ci, vous allez atterrir sur votre bureau sans avoir besoin de renseigner vos identifiants.

     

    4. Configurer l'extinction et le réveil automatique

    C'est la commande rtcwake qui va nous permettre d'éteindre et de rallumer notre ordinateur à une heure donnée. rtcwake, qui fait partie du paquet util-linux est normalement pré-installé sur tous les systèmes d'exploitation Linux. Nous allons tester une extinction suivie d'une remise en route au bout de 20 secondes :

     

     

    sudo rtcwake -m off -s 20

     

     

    off signifie que nous allons complètement éteindre l'ordinateur et -s 20 signifie que nous allons le rallumer au bout de vingt secondes. Allez-y, entrez cette commande dans un terminal.

    Si tout s'est bien passé, votre ordinateur s'est éteint et s'est rallumé vingt secondes plus tard. Vous avez fait le plus dur!

     

    5. Configurer crontab

    Il ne nous reste plus qu'à automatiser la tâche. Faisons en sorte que l'ordinateur démarre à 7 heures tous les matins et qu'il s'éteigne à 23 heures 15 minutes tous les soirs. Il faut modifier le crontab du root et non pas celui de votre compte utilisateur, car la commande rtcwake nécessite sudo.

    Entrez cette commande dans un terminal:

     

     

    sudo crontab -e -u root

     

     

    Puis rajouter la ligne suivante dans le fichier crontab:

     

     

    15 23 * * * /usr/sbin/rtcwake -m off -s 27900

     

     

    27900 correspond au nombre de secondes écoulées entre l' extinction de l'ordinateur à 23 heures 15 et le démarrage à 7 heures.

     

    6. Configurer son navigateur Brave ou Firefox pour un réveil musical tout en douceur

    Nous voici presque arrivés au terme de ce tutoriel. Il ne nous reste plus qu'à configurer le navigateur Brave ou Firefox pour que celui-ci se lance au démarrage et embraye sur une vidéo qui saura nous extraire des bras de morphée  tout en douceur.

    Pour les deux navigateurs, il vous faut cliquer sur la roue dentée qui symbolise les préférences, et modifier la page d'accueil en y incluant l'adresse de la vidéo youtube immédiatement suivie de &autoplay=1 pour que la vidéo démarre toute seule. Dernière chose, n'oubliez pas de rajouter cette commande dans l'un de vos fichiers autostart (par exemple ~/.config/openbox/autostart si vous utilisez openbox) :

     

     

    brave &       # ou firefox &

     

     

    Et dès demain matin ...

     

     

    Conclusion

    Voici un bien bel outil qui fonctionne très bien sur mon ordinateur portable. Par contre, sur mon PC fixe de bureau, j'ai été confronté à un petit problème. En fait, l'extinction fonctionnait mais pas le redémarrage.

    Je me suis donc tourné vers systemd avec le même résultat. Extinction OK, démarrage KO! Je trouvais ça bien dommage car j'avais pensé réveiller mes deux ordinateurs tous les matins pour leur faire accomplir des tâches de synchronisation et de mises à jour. Eh bien, j'ai fini par trouver la solution : Dans le BIOS, j'ai réglé la valeur de HPET (high precision event timer) sur disabled. C'est-à-dire que j'ai désactivé cette fonctionnalité. Maintenant, tout fonctionne. Ende gut, alles gut!*

    *Tout est bien qui finit bien!

  • Regain (Jean Giono)

    Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler littérature et de vous présenter un livre que j'ai dans ma bibliothèque depuis très longtemps. Je l'ai lu plusieurs fois, ce qui est plutôt bon signe. C'est un court roman dont l'action se situe à Aubignane, un village de haute-Provence au bord de l'abandon puisqu'après le départ de Gaubert et de la Mamèche, il ne reste plus qu'un seul habitant, Panturle. Ce dernier se retrouve prisonnier de sa solitude. Entouré d'une nature âpre et sauvage et n'ayant plus de contact avec autrui, il se dépouille peu à peu de son humanité.

    Et puis un jour, guidée par une force mystérieuse, une femme toute simple prénommée Arsule va croiser son chemin. Grâce à sa présence bienveillante, la vie va renaître dans le petit village d'Aubignane. Panturle va recommencer à travailler la terre abandonnée aux ronces, tandis qu'Arsule va redonner vie au foyer.

    Je ne vous en dis pas plus. Je vous invite à acheter ce livre de Jean Giono chez votre libraire préféré. C'est un roman très court mais qui aborde tout de même plusieurs thèmes importants :

    • La solitude qui peut déshumaniser et rendre fou.
    • L'amour tout empreint de simplicité et de respect qui unit deux êtres. Cet amour leur donne la force de panser leurs blessures et de retrouver le goût de la vie. C'est l'histoire d'un homme et d'une femme qui tirent un trait sur leur passé douloureux et qui décident tout naturellement de prendre un nouveau départ. En mathématiques, 1 + 1 = 2, en amour, 1 + 1 = 3.
    • C'est également un roman profondément féministe puisque la femme, source d'équilibre,  devient l'égale de l'homme. Avant de rencontrer Panturle, Arsule vivait dans un état d'infériorité par rapport aux hommes qui assuraient sa subsistance. Aux côtés de son nouveau compagnon, elle accède pleinement à la liberté. Il est à noter que bien que l'action se déroule il y a un siècle, il n'est pas question de mariage dans tout le roman. J'ai le sentiment que celui-ci est vu par l'auteur, comme un carcan.
    • Et puis bien sûr, il y a la nature... non pas celle d'Extinction Rebellion et autres mouvements "ultragrün" dont les adeptes ne sont pas capables de faire la différence entre une chèvre et une brebis! Non... Ce livre exalte le rapport simple de l'homme à la nature qui l'entoure. L'auteur, Jean Giono,  nous rappelle que cette dernière n'est pas une déesse, que la terre n'est pas un sanctuaire intouchable. L'être humain devient le gardien d'une nature qui a besoin d'être soignée et dont on ne doit pas en tirer plus qu'il n'est nécessaire. En contrepartie, celle-ci lui offre tout ce dont il a besoin pour vivre. C'est ce qu'on appelle l'écologie humaine.
    • Enfin, dans ce livre, le travail n'est pas synonyme d'aliénation. Il a un sens et il permet à l'homme et à la femme de s'émanciper. C'est au fond, un livre où l'être humain retrouve la Foi parce qu'elle le rend libre.

    Je n'ai pas le sentiment que l'auteur exalte des valeurs conservatrices, bien au contraire. Cette histoire de renaissance est pleine de modernité et elle devrait nous interroger sur le chemin que l'humanité est en train de prendre... car nous sommes assurément en route pour un second moyen-âge!

    Voilà où on en est rendus...

     

  • Installer un environnement graphique de base et le configurer à sa guise

    Aujourd'hui, je vais vous montrer comment installer un environnement graphique sous Linux. Pour ce faire, j'ai choisi au préalable d'installer Ubuntu server sur le deuxième disque dur de mon fidèle serviteur.  Le disque pèse 80 Go.

    Pourquoi Ubuntu server? Parce que comme son nom l'indique, il s'agit d'une version d'Ubuntu réservée aux serveurs. Elle est par conséquent plus légère car elle n'embarque que le strict minimum et surtout, elle est dépourvue d'environnement graphique. Pas de bureau, pas de gestionnaire de fenêtres, tout se passe dans les ténèbres d'une sinistre console... Donc, c'est parfait pour notre exercice.

     

    Je vous invite à installer sur votre disque dur ou dans une machine virtuelle Ubuntu server 16.04 (32 bit ou 64 bit, peu importe). Lorsque cette opération est effectuée, rebootez!

    Comme il n'y a pas d'environnement graphique, ce n'est pas la peine d'attendre qu'une quelconque page d'accueil s'ouvre et vous invite à entrer votre identifiant. Faites plutôt Ctrl+Alt+F2 (ou F3, ou F4 etc...). Vous allez vous retrouver dans une console qui va vous demander votre identifiant et votre mot de passe:

     

     

     ordinateur login : miamondo

     password : _ (Par sécurité, le curseur ne bouge pas)

     

     

    La première chose que je fais et qui ne plaît pas à Maître Ubuntu, c'est de créer un compte root:

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$ sudo passwd root

     Entrez le nouveau mot de passe UNIX: _

     Confirmez le nouveau mot de passe UNIX: _

     

    
    
    

    On vérifie en entrant la commande su et son mot de passe.

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$ su

     root@ordinateur:~#

     

     

    
    
    

    Tout va bien. On entre exit pour revenir sur le profil de l'utilisateur miamondo.

     

     

     root@ordinateur:~# exit

     miamondo@ordinateur: ~$

     

    
    
    
    

    Normalement, Ubuntu ne propose pas de créer un compte root. Il autorise simplement l'utilisateur à s'octroyer les droits de super utilisateur en entrant la commande sudo.

    Bon, maintenant nous allons utiliser la commande ls pour savoir quels sont les fichiers déjà installés par Ubuntu server. ls qui siginifie list segment permet de lister un répertoire. Listons donc le répertoire racine qui, je vous le rappelle est représenté par un slash: /

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$  ls /

     bin  boot  dev  etc  home  lib  sbin  var  usr  root ... ...

     

    
    
    

    Si on liste /etc on se rend compte qu'il y a déjà beaucoup de fichiers de configuration. Si on liste /home/miamondo, on se rend compte que celui-ci est vide.

     

    L'éditeur nano

    Il existe un petit éditeur qui s'appelle nano et qui s'utilise en console. Il suffit pour cela d'entrer nano ou sudo nano si vous êtes en super utilisateur, puis de taper le nom du fichier que vous souhaitez modifier. Si celui-ci existe, il va s'ouvrir, s'il n'existe pas, il va être créé:

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$  nano new_file

     

    
    
    

    J'entre mon texte :

    Bonjour, je suis un gentil nordinateur même si parfois, 
    je n'en fais qu'à ma tête.

    Je fais Ctrl + O et je presse la touche Entrée pour enregistrer. Puis je sors en faisant Ctrl + X. Je fais ça pour vous montrer que même sans environnement graphique, un ordinateur sous Linux est vivant et parfaitement fonctionnel. il contient des répertoires et des fichiers que l'on peut modifier ou supprimer. Ce fichier intitulé new_file, nous pourrons l'ouvrir tout à l'heure avec une application telle que gedit ou kate.

    À ce stade, il est déjà possible d'installer les programmes de votre choix, notamment firefox mais bien évidemment, sans environnement graphique, lorsque vous voudrez le lancer, vous allez vous retrouver avec un message d'erreur de ce type:

    Error: no DISPLAY environment variable specified.

    Mais je le répète, à ce stade, vous pouvez déjà installer firefox ou libreoffice ou gedit ou que sais-je encore. Nous allons commencer par mettre à jour les paquets. Puis, nous allons installer le célèbre navigateur:

     

     

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt update

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install firefox

     

     

    J'installe firefox volontairement à un stade précoce pour vous montrer qu'un ordinateur sans interface graphique peut tout de même être configuré très facilement sous Linux.

     

    Installation de l'environnement graphique

    Pour pouvoir utiliser firefox, nous allons devoir installer xserver-xorg qui est un logiciel libre fournissant un serveur X pour les systèmes d'exploitation de type UNIX. Il s'agit d'un système d'interaction graphique avec l'utilisateur. Nous allons également installer xinit. C'est un script d'initialisation de session qui nous permettra de lancer le gestionnaire de fenêtres openbox.

     

     

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install xserver-xorg

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install xinit

     

     

    À ce stade, si on entre la commande startx qui permet de lancer l'interface graphique, on obtient juste deux misérables fenêtres de console toutes blanches.

    Installation d'openbox

    Il va donc falloir installer une autre couche logicielle si on veut obtenir quelque chose d'un peu plus sexy! Nous n'allons pas installer d'environnement de bureau tel qu'Ubuntu Mate desktop ou bien xfce4. Ce serait trop facile! Nous allons nous contenter d'installer un gestionnaire de fenêtres, en l'occurrence openbox.

     

     

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install openbox

     

     

    Eh bien voilà! C'est terminé! Il vous suffit d'entrer la commande startx pour lancer votre environnement graphique et vous retrouver devant un écran tout gris avec une flèche au milieu. Bienvenue dans le monde magique d'openbox! Si vous effectuez un clic droit, une petite fenêtre va s'ouvrir et vous proposer le strict minimum, notamment un terminal, un navigateur et deux ou trois autres fonctionnalités. Mais c'est suffisant pour construire le système de votre choix!

    Au fait rappelez-vous, j'avais installé firefox à un stade bien trop précoce pour pouvoir être utilisé. Eh bien si je clique sur browser (navigateur), que se passe-t-il? Firefox s'ouvre!

    Vous avez un terminal à votre disposition. Par conséquent, vous pouvez d'ores et déjà installer:

    • tilix (qui est plus agréable que le terminal par défaut)
    • libreoffice
    • gedit ou kate (éditeurs de texte)
    • shotwell-viewer (pour visionner vos images)
    • thunar ou dolphin (gestionnaire de fichiers)
    • network-manager ou wicd (pour le réseau, notamment le wifi)
    • gnome-disk-utility (pour visualiser vos disques et gérer vos partitions)
    • pulseaudio (son)
    • alsa-utils (son)

    J'ai eu une petite surprise avec thunar. Aucune icône ne s'affichait! j'ai remédié au problème en installant gnome-icon-theme-full.

     

    Screenshot from 2018 03 22 21 20 47

     

    Si vous ouvrez le répertoire /usr/share/applications, vous allez vous rendre compte que peu d'applications sont installées. Et c'est tant mieux! À vous désormais d'installer celles de votre choix.

     

    Screenshot from 2018 03 22 21 46 46

     

    Customiser openbox

    J'avais rédigé deux articles à ce sujet que je vous invite à relire.

    Openbox, minimalisme et légèreté

    Plank, un dock très léger et aisément configurable

    Pour transformer openbox en environnement de bureau agréable, installez tint2 et surtout plank. Ces deux programmes vont vous offrir une barre de tâches et une barre d'icônes. plank est vraiment une réussite.

    Installez également nitrogen pour avoir un fond d'écran et compton pour offrir à votre dock plank un effet de transparence plus esthétique.

    Pour que tous ces petits programmes se lancent automatiquement au démarrage de la session, il vous faudra éditer le fichier /home/user/.config/openbox/autostart (ou /etc/xdg/openbox/start) et y rajouter les lignes suivantes (sans # car sinon, c'est considéré comme un simple commentaire):

     

     

    plank &

    nitrogen --restore &

    tint2 &

    compton &

     

     

    Rebootez... Pour lancer votre tout nouveau système, ça se passe toujours en ligne de commande, dans une console tty que vous faites apparaître en pressant les touches Ctrl+Alt+F2, comme je l'ai déjà dit au début de l'article. Il vous faudra entrer votre identifiant, votre mot de passe et la commande startx. Si vous trouvez cette procédure trop austère, vous pouvez très bien installer lightdm qui vous offrira un bel écran de connexion. Vous pouvez même installer un véritable environnement de bureau tel que mate-desktop ou bien Xfce4. Vous êtes libres de faire ce que bon vous semble et c'est ce qui fait le charme de Linux!

     

    Problèmes rencontrés

    • Démarrage excessivement long (cinq minutes!) avec blocage à l'instruction suivante.

     

     

    starting show plymouth bootscreen

     

     

    Problème réglé en supprimant plymouth qui est une sorte de couche graphique réservé au boot et parfaitement inutile dans notre cas.

    • Démarrage retardé à cause de cette instruction.

     

     

    start job is running for raise network

     

     

    Problème résolu en commentant, c'est à dire en rajoutant un # au début des deux dernières instructions du fichier /etc/network/interfaces.

  • Charger une batterie de ponçeuse sans chargeur

    Bonjour à toutes et à tous,

    Le recyclage et le bricolage sont deux activités que je pratique volontiers pour la simple et bonne raison que cela stimule les méninges et surtout, ça évite de sortir son porte-monnaie. Le mien est fourré en peau de hérisson et à chaque fois, c'est une douleur que de le tirer de ma poche...

    Dernièrement, je voulais poncer quelque chose. Pas de problème, j'ai tout ce qu'il faut à la maison, un outil polyvalent sur lequel je peux adapter un plateau de ponçage triangulaire ou d'autres instruments. C'est à la mode ce genre d'engin. Malheureusement, la batterie était vide et le chargeur m'a lâché. La broche qui vient en contact avec la borne positive de la batterie est carrément tombée! J'ai matérialisé l'emplacement avec un cercle rouge. Chapeau bas la deutsche Qualität! J'ai donc démonté le circuit imprimé pour ne garder que la coque (en haut à gauche).

     

    Chargeur 9

     

    J'ai également un autre appareil qui est hors-service. Il s'agit d'un disque dur équipé d'une alimentation délivrant du 12 volts. Tiens, ça tombe bien, la batterie délivre aussi du 12 volts. J'ai donc récupéré l'alimentation du disque dur. J'ai coupé et dénudé les fils du transformateur avant de brancher ce dernier dans une prise murale. À l'aide d'un multimètre, j'ai repéré le fil positif. Il s'agit de celui que j'ai entouré d'adhésif bleu. J'ai également repéré, avec la même couleur, l'emplacement de la borne positive dans la coque du chargeur.

    Chargeur 2

     

    Chargeur 6

     

    Voici les outils que j'utilise pour réaliser cette opération. Je tiens à préciser qu'il faut faire preuve de prudence. L'électricité n'est jamais sans risque. Ne vous lancez pas dans ce genre de bricolage si, pour une raison ou pour une autre, vous êtes déjà tout énervés.

     

    Chargeur 3

     

    Vous aurez donc besoin :

    • d'un multimètre,
    • d'une pince coupante,
    • d'une pince à dénuder,
    • d'un cutter,
    • d'adhésifs pour repérer et isoler les fils.

    J'ai rajouté à l'extrémité des deux fils préalablement dénudés, deux broches qui viendront en contact avec les bornes de la batterie.

     

    Chargeur 5    Chargeur 4

     

    Je place la batterie dans la coque du chargeur et je la mets la tête à l'envers sur le plan de travail. Puis, j'enfiche les broches sur les bornes + et - de la batterie. Le fil bleu sur la borne bleue, le fil noir sur la borne noire...

     

    Chargeur 11      Chargeur 7 

     

    Je branche le transfo sur une prise murale et à l'aide d'un multimètre, je vérifie la valeur aux bornes de la batterie. Elle est inférieure à 11 volts mais je me rends compte que petit à petit, celle-ci augmente. La batterie se charge! Cette opération n'est pas sans risque. Veillez à ne surtout pas vous absenter pendant que vous effectuez une recharge. On n'est jamais à l'abri d'une explosion! Contrôlez régulièrement la valeur et dès que celle-ci aura atteint un peu plus de 12 volts, débranchez le transfo et enlevez la batterie du chargeur.

    Voilà... Ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais devoir sortir mon porte-monnaie en peau de hérison!

    Bon dimanche.

     

    Chargeur 8