Miamondo

Informatique

  • Agordi la Lingvon de sia arklinuksa distribuaĵo esperante

    Ekde preskaŭ unu jaro mi uzas la arklinuksan distribuaĵon kaj mi tre kontentas pri ĝi. Arklinukso estas tre stabila sed ĝia instalado ne estas tiel facila kiel tiu de Ubuntu ekzemple. Ĉi tiu (aŭ Linux Mint) estas ideala por la komencantoj, sed Arch Linux estas por la elprovitoj.

    1) Mia klavaro

    Mia klavaro estas agordita france (AZERTY). Mi uzas ĉiutage kvar lingvojn :

    • la francan, kiu estas mia gepatra lingvo,
    • la germanan, kiu estas la lingvo de la Lando kie mi loĝas ekde 2014,
    • la anglan, kiel parto de mia laboro,
    • aŭ esperanto por la tutnova versio de mia blogo.

    La franca klavaro estas miaopinie la plej kompleta. Estas multe pli facila tajpi tekston germane kun klavaro en la franca ol male.

    Kun mia klavaro mi povas ankaŭ tajpi la esperantajn ĉapelitajn leterojn sen problemo. La plej malfacila estas la ŭ. Mi devas tajpi tiel :

    Maj + AltGr + µ kaj poste u ŭ
    Maj + AltGr + µ kaj poste Maj + u → Ŭ

    Maj signifas Shift.

    2) Mia operaciumo

    Pasintsemajne mi decidis ŝanĝi la lingvon de mia operaciumo. Mia distribuaĵo estas Arklinukso. Tio estas facila. Uzante la komandojn sudo kaj nano, bonvolu malfermi en terminalo la dosieron /etc/locale.gen.

    sudo nano /etc/locale.gen
    

    Bonvolu rulumi malsupren ĝis vi trovu eo UTF-8. Vi malaperigu la kradon (dieson). Tiel la linio ne plus estas komento. Kiam vi restartigos vian komputilon, ĝi ŝanĝos la lingvon de la operaciumo.

    Por konservi viajn ŝanĝojn, premu Ctrl + x.

    Ĉu konservi modifitan Bufron?

    Bonvolu respondi Yes kaj vi premu la klavon Enter (aŭ Entrée).

    Nun oni devas aldoni la novan lingvon en la dosiero /etc/locale.conf. Bonvolu malfermi ĉi tiun en terminalo.

    sudo nano /etc/locale.conf

    Vi malaperigu la linion kaj vi tajpu :

    LANG="eo.UTF-8"

    Kaj vi devas konservi viajn ŝanĝojn. Vi premu Ctrl + x. Vi respondu Yes (aŭ Oui aŭ Ja) kaj vi premu la klavon Enter.

    Vi ne forgesu restartigi la la komputilon. La lingvo estas ŝanĝita!

  • J'ai libér/é/ mon smartphone

    Non, je vous rassure tout de suite concernant le titre. Je n'ai pas cédé à la mode de l'écriture inclusive. Le "é" entouré de slashes signifie que j'ai réussi à installer le système d'exploitation français /e/ sur mon portable. Du reste, nous reviendrons un peu plus tard sur ce drôle de nom qui me chagrine un peu.

     

    En attendant, laissez-moi vous conter ma dernière aventure. J'ai découvert /e/ dans un article de Toolinux. Il s'agit d'un système d'exploitation qui est une version d'Androïd totalement dégouguelisée. Je vous invite à vous rendre sur le site de la e.fondation. La devise de celle-ci est Vos données sont vos données. Personnellement, j'aurais traduit par Vos données vous appartiennent.

    Le créateur de /e/  Le créateur d'/e/ Le cr/é/ateur s'appelle Gaël Duval. Il est bien connu dans le monde du libre pour en être l'un de ses pionniers et pour avoir notamment lancé en 1998 la distribution Mandrake Linux. Cocorico!

    Vous trouverez sur cette page la liste de tous les smartphones qui peuvent basculer sur /e/. Le mien est un Samsoul Galaxy S6. Il est dans la liste. Je me suis donc fait un plaisir de tenter l'expérience. Ça faisait longtemps que j'avais envie de libérer mon smartphone mais je ne savais pas comment m'y prendre. J'ai essayé des trucs plus ou moins foireux qui n'ont jamais abouti. C'est vous dire ma joie en réalisant qu'une alternative sérieuse existait... Je me suis couché tard hier soir, ou plutôt tôt ce matin, car le tutoriel d'installation n'est pas fait pour les débutants, ni même pour les autres d'ailleurs. C'est assez obscur et il m'a fallu une bonne dose de chance avant de voir se dessiner la lettre stylisée /e/ sur la page d'accueil de mon Samsoul. Les ingénieurs et les techniciens ne sont pas de grands pédagogues. J'ai remarqué qu'ils avaient du mal à faire le tri entre les informations importantes qui doivent être communiquées au néophyte et les détails inutiles qui ne font qu'embrouiller ce dernier.

    Heureusement, la fondation /e/ propose deux alternatives à celles et ceux qui ne veulent pas se lancer dans une installation de tous les dangers:

    • Soit vous achetez auprès de la fondation un smartphone déjà équipé d'/e/ équipé de /e/ équip/é/.
    • Soit vous leur envoyez votre smartphone par la poste et l'/é/quipe se charge de vous l'installer.

    C'est sur cette page que ça se passe. Je vous conseille vivement de ne pas vous lancer vous-même dans une installation qui peut se transformer en naufrage. Personnellement, je me suis fait des frayeurs! En attendant que les tutoriels soient plus accessibles, contentez vous d'envoyer votre smartphone à la fondation. Et si vraiment vous tenez à installer vous-même /e/, faites-le à jeûn.

    Le résultat de l'opération, le voici :

     

    E smartphone

     

    Je me retrouve avec un smartphone parfaitement opérationnel, dont les données personnelles sont protégées, un smartphone très agréable à utiliser parce que plus léger. Que du bonheur!

    Vous savez quoi? Lorsque le logo /e/ s'est matérialisé sur mon smartphone, j'ai repensé au moment précis où, en 2010, j'ai vu apparaître pour la première fois, le logo Ubuntu sur mon ordinateur portable. Un moment presque magique, une émotion difficile à contrôler... J'ai éclaté en sanglots.

    Maintenant, passons à ce qui me chagrine, en l'occurrence le nom du système d'exploitation... /e/. C'est juste pas possible! C'est quoi cette langue? Qu'on m'explique comment se prononce un slash!

    Plus grave encore, j'ai tapé /e/ dans le champ de saisie de Qwant, mon moteur de recherche favori. Je n'ai obtenu aucune occurrence, je dis bien aucune. /e/ est complètement invisible! Et compte tenu de la réussite évidente de ce produit, moi je trouve que c'est dommage. Alors, comme je n'aime pas les gens qui ne savent que critiquer et qui ne proposent jamais de solutions, je me lance dans une suggestion :

    Alt/e/r

    Comme cela, on retrouve le /e/ et Alt/e/r fait penser à alternatif. On est en plein dans le sujet!

    Bon... Je vais dormir.

  • 12,90 € suffisent pour ressusciter un ordinateur en phase terminale d'obsolescence

    Bonjour,

    J'ai envie de vous conter une aventure qui m’est arrivée il y a tout juste deux ans et qui m’a fait vraiment prendre conscience que le gaspillage est une plaie de notre société de consommation.

    Il se trouve que mon amie possède un Nappel Machine-Toshe de 2010 qui était équipé jusqu’à Février 2018 de la version 10.6 Snow Leopard. Or, cette version est obsolète. Nous nous en sommes rendus compte plusieurs mois auparavant, lorsque nous avons voulu mettre à jour le navigateur Safari. C’était tout bonnement impossible. J’ai donc essayé avec Chromium, Firefox, Opéra, Vivaldi, Midori, et d’autres navigateurs un peu plus exotiques. Rien à faire! J’avais beau m’évertuer à trouver une solution, j’en arrivais toujours au même résultat:

     

    “Vous ne pouvez pas mettre à jour votre navigateur avec cette version périmée. Veuillez chauffer votre carte de crédit et vous adresser à l’Apple Store le plus proche de votre domicile.”

     

     

    ordinateur_de_mon_amie

     

     

     

    L’obsolescence s’étendait comme une gangrène gazeuse… Mon amie qui n’avait plus accès à sa messagerie gmail et qui ne pouvait plus faire de videochat commençait déjà à m’énerver à me dire que ce serait une bonne idée d’acheter un nouveau nordinateur, ce a quoi je lui rétorquai qu’il était hors de question que je capitulasse devant un Nappel, dussé-je y laisser ma peau! J’allais remettre ce nordinateur debout sur ses bits!

    Sauf que l’opération s’est avérée plus compliquée que prévu. Il n’y a pas de BIOS sur un Nappel. Il y a, parait-il, un EFI que je n’ai jamais réussi à trouver et qui, selon la légende, est réservé à la crème de la crème des ingénieurs en informatique. "Touche pas à ça, p’tit con!" Il m’était impossible de booter sur une clé USB. J’ai bien essayé d’installer ReFind qui devait pallier à ce problème mais le résultat s’est avéré négatif.

    J’arrivais simplement à booter sur le DVD d’installation de Snow Leopard 10.6 en maintenant pressée la touche “C” au démarrage. Mais bien évidemment, je ne voulais pas réinstaller un système d’exploitation obsolète. Il n’empêche que ce boot m’a donné une idée qui m’a permis de venir à bout du problème. Puisqu’il n’était pas possible de booter sur une clé USB, pourquoi ne pas tout simplement booter sur un DVD d’installation linux? 

     

                   Ordinateur de mon amie        Ordinateur de mon amie   

     

     

    Aussitôt dit, aussitôt fait! J’ai acheté une revue à 12,90 € intitulée Linux Welt (Le monde de Linux) et contenant un DVD Multiboot de huit système d’exploitations Linux. Juste avant d’introduire le DVD dans le lecteur, je me suis fait une dernière frayeur en constatant que les distributions proposées étaient seulement en 64-bits. Mais à mon grand soulagement, j’ai vu apparaître la page d’accueil du DVD Multiboot et à cet instant, j’ai compris que c’était gagné. Après un backup, l’installation a été un jeu d’enfant. Je n’ai même pas eu de problème pour configurer le clavier puisqu’il y a une option “agencement de clavier Macintosh”! J’ai jeté mon dévolu sur Linux Mint car je trouve qu’il s’agit d’une distribution raffinée, un peu plus “girly” que Debian par exemple. 

     

    Ordi 4 amie

     

    En conclusion, mon amie utilise depuis deux ans un petit ordinateur trop chou qui marche du feu de Dieu et qui a coûté la bagatelle de 12,90 €! Quant à moi, je dis à tous ceux qui possèdent un Nappel frappé d’obsolitude, ne le jetez surtout pas! C’est un jeu d’enfant de le ressusciter! La seule fonction que je n'ai jamais réussi à récupérer, est le redémarrage, mais ce n'est pas très gênant.

  • Automatiser l'extinction et le redémarrage d'un ordinateur avec rtcwake

    Bonjour,

    Hier après-midi, en faisant mes courses, j'ai constaté que Linux Welt était en vente dans le kiosque à journaux de la modeste bourgade allemande où j'habite. Ach! Grosse Freude!

    En feuilletant ma revue gouik préférée et en plongeant mon nez dans les pages pour bien les sentir (j'aime bien l'odeur des livres ou des revues...), je suis tombé sur un article très intéressant qui traite de l'extinction et du redémarrage automatique d'un ordinateur grâce à l'outil rtcwake. J'ai donc envie de vous  montrer comment tout cela fonctionne. Nous ferons une mise en pratique en transformant votre compagnon préféré en radio-réveil pour débuter la journée tout en douceur.

    1. Démarrage : configuration actuelle de mon ordinateur
    2. Configurer l'autologin
    3. Configurer le lancement automatique de startx
    4. Configurer l'extinction et la mise en route automatique
    5. Configurer crontab
    6. Configurer son navigateur brave ou firefox pour un réveil musical tout en douceur
    7. Conclusion (systemd comme alternative?)

     

    1. Démarrage : configuration actuelle de mon ordinateur

    Cela fait plusieurs années que je n'utilise plus de gestionnaire de connexion graphique, tout simplement parce que je n'en vois pas l'utilité. Lorsque j'allume mon fidèle compagnon, c'est une console tty qui s'ouvre et qui m'invite à renseigner mon identifiant et mon mot de passe. Ensuite, il me suffit d'entrer la commande startx et je me retrouve sur mon bureau!

     

    2. Configurer l'autologin

    Nous allons donc d'abord commencer par configurer l'autologin.

     

    2.1. Avec un gestionnaire de connexion graphique, par exemple lightdm

    C'est relativement simple. Il vous suffit d'ouvrir ou de créer le fichier /etc/lightdm/lightdm.conf et d'y ajouter les lignes suivantes:

     

     

    [Seat:*]

    autologin-user=miamondo      # À remplacer par votre nom d'utilisateur

    autologin-user-timeout=0

     

     

     

    2.2. Sans gestionnaire de connexion graphique (ce qui est mon cas)

    Pour ne plus avoir besoin d'entrer vos identifiants dans la console tty, prière d'ouvrir le fichier /etc/systemd/logind.conf et de remplacer la ligne #NAutoVTs=6 par NAutoVTs=1. Puis, ouvrez un terminal et entrez la commande suivante :

     

     

    sudo systemctl edit getty@tty1

     

     

    Le fichier va s'ouvrir. Veuillez entrer ces lignes :

     

     

    ExecStart=

    ExecStart=-/sbin/agetty --autologin root --noclear %I 38400 linux

     

     

    Maintenant, il faut demander à systemd d'autoriser le service:

     

     

    sudo systemctl enable getty@tty1.service

     

     

    Rebootez. Normalement, l'autologin fonctionne mais en root! Entrez à nouveau cette commande:

     

     

    sudo systemctl edit getty@tty1

     

     

    Remplacez root par votre nom d'utilisateur.

     

     

    [service]

    ExecStart=

    ExecStart=-/sbin/agetty --autologin miamondo --noclear %I 38400 linux

     

     

    Rebootez. Si tout va bien, vous allez vous rendre compte que l'autologin est opérationnel. Mais ce n'est pas terminé puisque vous êtes encore obligés de démarrer la session X à la main, avec la commande startx.

     

    3. Configurer le lancement automatique de startx

    La procédure que je vous décris dans ce paragraphe ne s'applique que dans le cas où vous n'avez pas de gestionnaire de connexion graphique.

    Pour que la session X se lance automatiquement, veuillez rajouter ces lignes à la fin du fichier /etc/profile ou à la fin du fichier ~/bash_profile :

     

     

    if [[ -z $DISPLAY && $XDG_VTNR -eq 1 ]]
    then
        exec startx
    fi

     

     

    Rebootez. Si tout va bien, cette fois-ci, vous allez atterrir sur votre bureau sans avoir besoin de renseigner vos identifiants.

     

    4. Configurer l'extinction et le réveil automatique

    C'est la commande rtcwake qui va nous permettre d'éteindre et de rallumer notre ordinateur à une heure donnée. rtcwake, qui fait partie du paquet util-linux est normalement pré-installé sur tous les systèmes d'exploitation Linux. Nous allons tester une extinction suivie d'une remise en route au bout de 20 secondes :

     

     

    sudo rtcwake -m off -s 20

     

     

    off signifie que nous allons complètement éteindre l'ordinateur et -s 20 signifie que nous allons le rallumer au bout de vingt secondes. Allez-y, entrez cette commande dans un terminal.

    Si tout s'est bien passé, votre ordinateur s'est éteint et s'est rallumé vingt secondes plus tard. Vous avez fait le plus dur!

     

    5. Configurer crontab

    Il ne nous reste plus qu'à automatiser la tâche. Faisons en sorte que l'ordinateur démarre à 7 heures tous les matins et qu'il s'éteigne à 23 heures 15 minutes tous les soirs. Il faut modifier le crontab du root et non pas celui de votre compte utilisateur, car la commande rtcwake nécessite sudo.

    Entrez cette commande dans un terminal:

     

     

    sudo crontab -e -u root

     

     

    Puis rajouter la ligne suivante dans le fichier crontab:

     

     

    15 23 * * * /usr/sbin/rtcwake -m off -s 27900

     

     

    27900 correspond au nombre de secondes écoulées entre l' extinction de l'ordinateur à 23 heures 15 et le démarrage à 7 heures.

     

    6. Configurer son navigateur Brave ou Firefox pour un réveil musical tout en douceur

    Nous voici presque arrivés au terme de ce tutoriel. Il ne nous reste plus qu'à configurer le navigateur Brave ou Firefox pour que celui-ci se lance au démarrage et embraye sur une vidéo qui saura nous extraire des bras de morphée  tout en douceur.

    Pour les deux navigateurs, il vous faut cliquer sur la roue dentée qui symbolise les préférences, et modifier la page d'accueil en y incluant l'adresse de la vidéo youtube immédiatement suivie de &autoplay=1 pour que la vidéo démarre toute seule. Dernière chose, n'oubliez pas de rajouter cette commande dans l'un de vos fichiers autostart (par exemple ~/.config/openbox/autostart si vous utilisez openbox) :

     

     

    brave &       # ou firefox &

     

     

    Et dès demain matin ...

     

     

    Conclusion

    Voici un bien bel outil qui fonctionne très bien sur mon ordinateur portable. Par contre, sur mon PC fixe de bureau, j'ai été confronté à un petit problème. En fait, l'extinction fonctionnait mais pas le redémarrage.

    Je me suis donc tourné vers systemd avec le même résultat. Extinction OK, démarrage KO! Je trouvais ça bien dommage car j'avais pensé réveiller mes deux ordinateurs tous les matins pour leur faire accomplir des tâches de synchronisation et de mises à jour. Eh bien, j'ai fini par trouver la solution : Dans le BIOS, j'ai réglé la valeur de HPET (high precision event timer) sur disabled. C'est-à-dire que j'ai désactivé cette fonctionnalité. Maintenant, tout fonctionne. Ende gut, alles gut!*

    *Tout est bien qui finit bien!

  • Installer un environnement graphique de base et le configurer à sa guise

    Aujourd'hui, je vais vous montrer comment installer un environnement graphique sous Linux. Pour ce faire, j'ai choisi au préalable d'installer Ubuntu server sur le deuxième disque dur de mon fidèle serviteur.  Le disque pèse 80 Go.

    Pourquoi Ubuntu server? Parce que comme son nom l'indique, il s'agit d'une version d'Ubuntu réservée aux serveurs. Elle est par conséquent plus légère car elle n'embarque que le strict minimum et surtout, elle est dépourvue d'environnement graphique. Pas de bureau, pas de gestionnaire de fenêtres, tout se passe dans les ténèbres d'une sinistre console... Donc, c'est parfait pour notre exercice.

     

    Je vous invite à installer sur votre disque dur ou dans une machine virtuelle Ubuntu server 16.04 (32 bit ou 64 bit, peu importe). Lorsque cette opération est effectuée, rebootez!

    Comme il n'y a pas d'environnement graphique, ce n'est pas la peine d'attendre qu'une quelconque page d'accueil s'ouvre et vous invite à entrer votre identifiant. Faites plutôt Ctrl+Alt+F2 (ou F3, ou F4 etc...). Vous allez vous retrouver dans une console qui va vous demander votre identifiant et votre mot de passe:

     

     

     ordinateur login : miamondo

     password : _ (Par sécurité, le curseur ne bouge pas)

     

     

    La première chose que je fais et qui ne plaît pas à Maître Ubuntu, c'est de créer un compte root:

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$ sudo passwd root

     Entrez le nouveau mot de passe UNIX: _

     Confirmez le nouveau mot de passe UNIX: _

     

    
    
    

    On vérifie en entrant la commande su et son mot de passe.

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$ su

     root@ordinateur:~#

     

     

    
    
    

    Tout va bien. On entre exit pour revenir sur le profil de l'utilisateur miamondo.

     

     

     root@ordinateur:~# exit

     miamondo@ordinateur: ~$

     

    
    
    
    

    Normalement, Ubuntu ne propose pas de créer un compte root. Il autorise simplement l'utilisateur à s'octroyer les droits de super utilisateur en entrant la commande sudo.

    Bon, maintenant nous allons utiliser la commande ls pour savoir quels sont les fichiers déjà installés par Ubuntu server. ls qui siginifie list segment permet de lister un répertoire. Listons donc le répertoire racine qui, je vous le rappelle est représenté par un slash: /

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$  ls /

     bin  boot  dev  etc  home  lib  sbin  var  usr  root ... ...

     

    
    
    

    Si on liste /etc on se rend compte qu'il y a déjà beaucoup de fichiers de configuration. Si on liste /home/miamondo, on se rend compte que celui-ci est vide.

     

    L'éditeur nano

    Il existe un petit éditeur qui s'appelle nano et qui s'utilise en console. Il suffit pour cela d'entrer nano ou sudo nano si vous êtes en super utilisateur, puis de taper le nom du fichier que vous souhaitez modifier. Si celui-ci existe, il va s'ouvrir, s'il n'existe pas, il va être créé:

     

     

     miamondo@ordinateur: ~$  nano new_file

     

    
    
    

    J'entre mon texte :

    Bonjour, je suis un gentil nordinateur même si parfois, 
    je n'en fais qu'à ma tête.

    Je fais Ctrl + O et je presse la touche Entrée pour enregistrer. Puis je sors en faisant Ctrl + X. Je fais ça pour vous montrer que même sans environnement graphique, un ordinateur sous Linux est vivant et parfaitement fonctionnel. il contient des répertoires et des fichiers que l'on peut modifier ou supprimer. Ce fichier intitulé new_file, nous pourrons l'ouvrir tout à l'heure avec une application telle que gedit ou kate.

    À ce stade, il est déjà possible d'installer les programmes de votre choix, notamment firefox mais bien évidemment, sans environnement graphique, lorsque vous voudrez le lancer, vous allez vous retrouver avec un message d'erreur de ce type:

    Error: no DISPLAY environment variable specified.

    Mais je le répète, à ce stade, vous pouvez déjà installer firefox ou libreoffice ou gedit ou que sais-je encore. Nous allons commencer par mettre à jour les paquets. Puis, nous allons installer le célèbre navigateur:

     

     

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt update

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install firefox

     

     

    J'installe firefox volontairement à un stade précoce pour vous montrer qu'un ordinateur sans interface graphique peut tout de même être configuré très facilement sous Linux.

     

    Installation de l'environnement graphique

    Pour pouvoir utiliser firefox, nous allons devoir installer xserver-xorg qui est un logiciel libre fournissant un serveur X pour les systèmes d'exploitation de type UNIX. Il s'agit d'un système d'interaction graphique avec l'utilisateur. Nous allons également installer xinit. C'est un script d'initialisation de session qui nous permettra de lancer le gestionnaire de fenêtres openbox.

     

     

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install xserver-xorg

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install xinit

     

     

    À ce stade, si on entre la commande startx qui permet de lancer l'interface graphique, on obtient juste deux misérables fenêtres de console toutes blanches.

    Installation d'openbox

    Il va donc falloir installer une autre couche logicielle si on veut obtenir quelque chose d'un peu plus sexy! Nous n'allons pas installer d'environnement de bureau tel qu'Ubuntu Mate desktop ou bien xfce4. Ce serait trop facile! Nous allons nous contenter d'installer un gestionnaire de fenêtres, en l'occurrence openbox.

     

     

    miamondo@ordinateur: ~$ sudo apt install openbox

     

     

    Eh bien voilà! C'est terminé! Il vous suffit d'entrer la commande startx pour lancer votre environnement graphique et vous retrouver devant un écran tout gris avec une flèche au milieu. Bienvenue dans le monde magique d'openbox! Si vous effectuez un clic droit, une petite fenêtre va s'ouvrir et vous proposer le strict minimum, notamment un terminal, un navigateur et deux ou trois autres fonctionnalités. Mais c'est suffisant pour construire le système de votre choix!

    Au fait rappelez-vous, j'avais installé firefox à un stade bien trop précoce pour pouvoir être utilisé. Eh bien si je clique sur browser (navigateur), que se passe-t-il? Firefox s'ouvre!

    Vous avez un terminal à votre disposition. Par conséquent, vous pouvez d'ores et déjà installer:

    • tilix (qui est plus agréable que le terminal par défaut)
    • libreoffice
    • gedit ou kate (éditeurs de texte)
    • shotwell-viewer (pour visionner vos images)
    • thunar ou dolphin (gestionnaire de fichiers)
    • network-manager ou wicd (pour le réseau, notamment le wifi)
    • gnome-disk-utility (pour visualiser vos disques et gérer vos partitions)
    • pulseaudio (son)
    • alsa-utils (son)

    J'ai eu une petite surprise avec thunar. Aucune icône ne s'affichait! j'ai remédié au problème en installant gnome-icon-theme-full.

     

    Screenshot from 2018 03 22 21 20 47

     

    Si vous ouvrez le répertoire /usr/share/applications, vous allez vous rendre compte que peu d'applications sont installées. Et c'est tant mieux! À vous désormais d'installer celles de votre choix.

     

    Screenshot from 2018 03 22 21 46 46

     

    Customiser openbox

    J'avais rédigé deux articles à ce sujet que je vous invite à relire.

    Openbox, minimalisme et légèreté

    Plank, un dock très léger et aisément configurable

    Pour transformer openbox en environnement de bureau agréable, installez tint2 et surtout plank. Ces deux programmes vont vous offrir une barre de tâches et une barre d'icônes. plank est vraiment une réussite.

    Installez également nitrogen pour avoir un fond d'écran et compton pour offrir à votre dock plank un effet de transparence plus esthétique.

    Pour que tous ces petits programmes se lancent automatiquement au démarrage de la session, il vous faudra éditer le fichier /home/user/.config/openbox/autostart (ou /etc/xdg/openbox/start) et y rajouter les lignes suivantes (sans # car sinon, c'est considéré comme un simple commentaire):

     

     

    plank &

    nitrogen --restore &

    tint2 &

    compton &

     

     

    Rebootez... Pour lancer votre tout nouveau système, ça se passe toujours en ligne de commande, dans une console tty que vous faites apparaître en pressant les touches Ctrl+Alt+F2, comme je l'ai déjà dit au début de l'article. Il vous faudra entrer votre identifiant, votre mot de passe et la commande startx. Si vous trouvez cette procédure trop austère, vous pouvez très bien installer lightdm qui vous offrira un bel écran de connexion. Vous pouvez même installer un véritable environnement de bureau tel que mate-desktop ou bien Xfce4. Vous êtes libres de faire ce que bon vous semble et c'est ce qui fait le charme de Linux!

     

    Problèmes rencontrés

    • Démarrage excessivement long (cinq minutes!) avec blocage à l'instruction suivante.

     

     

    starting show plymouth bootscreen

     

     

    Problème réglé en supprimant plymouth qui est une sorte de couche graphique réservé au boot et parfaitement inutile dans notre cas.

    • Démarrage retardé à cause de cette instruction.

     

     

    start job is running for raise network

     

     

    Problème résolu en commentant, c'est à dire en rajoutant un # au début des deux dernières instructions du fichier /etc/network/interfaces.