Miamondo

Startjob 2

A start job is running...

Introduction

Quel adorateur du Grand GNU-à-tête-de-Linux n'a jamais été confronté à cette antienne au démarrage de son ordinateur? "A start job is running..." Cet avertissement sybillin s'accompagne d'une suite de chiffres et de lettres ainsi que d'un décompte qui dure en général un peu plus d'une minute trente. Dans le meilleur des cas, ce dernier prend fin par l'apparition de votre écran de connexion, sans autre conséquence... Mais dans le pire des cas, il se peut que vous soyez obligé de vous dépanner en ouvrant une console et en suivant la procédure du dernier paragraphe de cet article.

 

Origine du disfonctionnement

Cela est du à une mauvaise configuration du fichier /etc/fstab (File System Table). Ce dernier contient une liste de systèmes de fichiers montés automatiquement à l'initialisation du système d'exploitation. Chaque partition se voit attribuée un identifiant appelé UUID, c'est-à-dire Universal Unique Identifier, qui est normalement reporté dans le fichier /etc/fstab avec le point de montage qui lui correspond ainsi que diverses options.

  • UUID=a8b9ba74-436d-4a54-8d74-cbf75c77a842 /
  • UUID=201c5920-3b1d-450c-9338-4dcde819bf0d /home

Si, pour une raison quelconque, les informations contenues dans le fichier /etc/fstab ne correspondent pas aux UUID de la table de partitions, alors le message apparaît au démarrage et retarde d'une minute trente l'initialisation de votre système car l'ordinateur cherche quelque chose qu'il ne trouve pas et de guerre lasse, il finit par abandonner.

Prenons un exemple concret. Fortement alcoolisé, vous décidez de supprimer votre partition de SWAP parce que vous trouvez cet acronyme ridicule. Cela n'a aucune conséquence fâcheuse tant que votre mémoire vive n'est pas remplie. Quelques jours plus tard, pris de remords, vous la recréez... Celle-ci aura un nouvel UUID qui ne correspondra plus à celui qui est reporté dans le fichier /etc/fstab. Conséquence, au prochain démarrage... "A start job is running".

Quand cela concerne la partition de SWAP, cela ne fait que retarder le démarrage de votre ordinateur d'une minute trente. Ensuite, vous pourrez utiliser votre système tout à fait normalement. Mais par curiosité, je me suis amusé à changer un chiffre dans l'UUID de mes trois autres partitions et à redémarrer l'ordinateur après chaque modification :

  • Partition 1 (/boot) : Décompte d'une minute trente puis démarrage possible mais seulement en root. Matérialisation d'un bureau openbox dénué de toute configuration. 
  • Partition 2 (montée à la racine, avec tous les répertoires nécessaires au bon fonctionnement du système) : Décompte d'une minute trente suivi d'un démarrage possible mais j'ai noté un comportement très bizarre. j'ai voulu effectuer une modification dans un terminal, en mode root. C'était impossible. J'ai redémarré l'ordinateur pour remettre à jour le fichier /etc/fstab dans une console tty. Là encore, je me suis connecté en root et j'ai ouvert le fichier avec l'éditeur nano. Le fichier était toujours protégé en écriture! Impossible de modifier. Il a fallu que je me dépanne avec mon deuxième système d'exploitation présent sur un autre disque dur. J'ai ainsi pu monter la partition et corriger le fichier /etc/fstab avant de redémarrer.
  • Partition 3 (/home séparé) : Décompte d'une minute trente. Impossible de lancer ma session graphique. J'étais coincé à la racine du système sans pouvoir accéder à mon répertoire personnel (miamondo@ordinateur :/$). J'ai corrigé ​le fichier /etc/fstab et j'ai pu redémarrer normalement.
 

Solution

Eh bien, elle est toute simple. Il suffit de s'assurer que les UUID du fichier /etc/fstab sont corrects et si ce n'est pas le cas, il faut les mettre à jour. Pour connaître les UUID de vos partitions, vous pouvez utiliser gnome-disks ou bien gparted (en effectuant un clic droit sur la partition voulue et en sélectionnant information, tout en bas du menu déroulant).

 

Startjob 1

 

Vous pouvez aussi entrer la commande blkid dans un terminal. Cette dernière va vous lister toutes les partitions avec leur UUID et leur type mais pas les points de montage.

 miamondo@computer: ~$ sudo blkid

 pasvorto por miamondo:

 /dev/sdc1: UUID="e74ea076-d57c-4df0-b94a-ec8e868eff11" BLOCK_SIZE="4096" TYPE="ext4" PARTUUID="ef8cb1e5-01"

 /dev/sdc2: UUID="29a93d94-d4a5-4d68-890d-d906c8e780a6" BLOCK_SIZE="4096" TYPE="ext4" PARTUUID="ef8cb1e5-02"

 /dev/sdc3: UUID="7c4e71e4-5ae4-4f5b-be9d-51003722eba9" TYPE="swap" PARTUUID="ef8cb1e5-03"
 

 

Vous pouvez également utiliser cette commande:

 miamondo@computer: ~$ ls -l /dev/disk/by-uuid

 lrwxrwxrwx 1 root root 10 Mar  3 11:05 29a93d94-d4a5-4d68-890d-d906c8e780a6 -> ../../sda2

 lrwxrwxrwx 1 root root 10 Mar  3 11:05 7c4e71e4-5ae4-4f5b-be9d-51003722eba9 -> ../../sda3

 lrwxrwxrwx 1 root root 10 Mar  3 11:05 e74ea076-d57c-4df0-b94a-ec8e868eff11 -> ../../sda1
 

  

Editer le fichier /etc/fstab

Maintenant, vient le moment de vérifier si les UUID que vous avez récupérés correspondent à ceux du fichier /etc/fstab. Il va donc falloir ouvrir ce dernier et éventuellement l'éditer. Ça se passe dans un terminal en mode superutilisateur (sudo). Vous pouvez l'ouvrir soit avec nano, l'éditeur de console, soit avec un autre éditeur graphique tel que kate ou pluma. Voici donc le contenu d'un fichier /etc/fstab:

 miamondo@computer: ~$ sudo blkid

 pasvorto por miamondo:

 # Static information about the filesystems.
 # See fstab(5) for details.

 # <file system>                              <dir> type>   <options>    <dump>   <pass>
 

 # /dev/sda1
 UUID=e74ea076-d57c-4df0-b94a-ec8e868eff11    /     ext4    rw,relatime  0        1

 # /dev/sda2
 UUID=29a93d94-d4a5-4d68-890d-d906c8e780a6   /home  ext4    rw,relatime  0        2

 # /dev/sda3
 UUID=7c4e71e4-5ae4-4f5b-be9d-51003722eba9   none   swap    defaults     0        0

 

 

Analysons la ligne qui commence par le commentaire #/dev/sda1. L'UUID de la ligne suivante est celui de la partition /dev/sda1. On constate que le point de montage est à la racine du système (/). Nous trouvons également le type de partition (ext4) et des options de montage. Les deux derniers chiffres correspondent à des indicateurs pour dump et fsck. Je ne rentre pas dans les détails.

Pour ce qui est de /dev/sda2, on voit que la partition est montée sur /home. Vous pouvez très bien modifier le point de montage directement dans ce fichier.

Enfin, la partition /dev/sda3 n'a pas de point de montage (none). C'est normal, elle correspond à la swap.

Vérifiez si tous les UUID sont cohérents. Si ce n'est pas le cas, un simple copier-coller de l'UIID correct suffira à faire disparaître le message d'alerte et à assurer un démarrage carré de votre système d'exploitation. Les quelques instructions d'initialisation qui défileront pendant quelques secondes seront toutes précédées d'un OK.

 

Linux

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